STEP TANGO – El Salon de Tango « Rufino Luro Cambaceres »


 

https://memoiredocsite.wordpress.com/2017/09/28/les-cambaceres-de-buenos-aires/

NEWSLETTER du 16 septembre 2017

A propos d’aéroport, cette année « El SALON de TANGO » sera baptisé « El SALON de TANGO – Rufino Luro CAMBACERES ». 
Dans un mail précédent en mars 2017, j’avais mentionné l’histoire de ce pionnier de l’aviation, ami de Saint Exupéry, et lui-même écrivain et poète à seize heures. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rufino_Luro_Cambaceres
L’esprit des lieux.
Toutes les rues de la Zone Fréjorgues-Ouest proche de l’Aéroport Montpellier Méditerranée, où est situé « El Salon de Tango« , portent des noms d’aviateurs. Il était donc indispensable d’y inviter le nom de ce personnage romanesque, méconnu en France et même à Montpellier, pour l’associer à un établissement dédié à un pilier de la culture argentine.
Il s’agit aussi de faire oublier que C. Gardel est mort dans un accident d’avion.

La famille cévenole « Cambacérès » donna à Montpellier plusieurs maires, et à la France, le plus fortiche de la famille, Jean Jacques Régis Cambacérès, jurisconsulte, duc de Parme, deuxième consul, puis archichancelier de l’Empire. Monsieur Saurel cite volontiers ce personnage historique qu’il considère comme le montpelliérain le plus éminent…*. Il a choisi de donner ce distingué patronyme au nouveau quartier qui devrait sortir de terre prochainement autour de la gare TGV.
Il existe à Buenos Aires une branche de cette famille qui joua également un rôle majeur dans la vie publique du pays.
En 1824, Antoine de Cambaceres arrive à Buenos Aires à la demande du gouvernement argentin. C’est un chimiste français qui a fait ses études à la faculté de Montpellier et a qui on confie la charge du développement de l’industrie de l’huile de pétrole (ingrédient chimique utilisé dans le traitement des cuirs). Peu après son arrivée, il épouse Rufina Alais, dont il aura 4 enfants: Antonino (né en 1833), Ludovica, Eugenio (né en 1843) et Delphine. Avec l’héritage de son beau-père, il achète des terres et devient un éleveur bovin important. En plus de ses activités chimiques, il fait fortune en vendant du boeuf salé et des cuirs. Ses deux fils, Antonino et Eugénio, deviennent des politiciens influents : ils siègent au Sénat argentin, Eugenio est aussi un écrivain argentin reconnu. L’un des fils d’Antonino fut vice-président du Sénat et représenta l’Argentine à l’Exposition universelle de Paris en 1889.

Un territoire de la Province de Buenos Aires porte le nom « Cambaceres » http://www.conocelaprovincia.com.ar/cambaceres-9-de-julio/ , ainsi qu’un club de football basé à Ensenada, (province de Buenos Aires) « Club Defensores de Cambaceres », que je vous propose de supporter.
Une légende urbaine portegne est également associée à la famille « Cambaceres ». Une jeune femme de la lignée, Rufina, 19 ans, fut déclarée morte et sa dépouille déposée dans le caveau familial au cimetière de Recoleta. Quelques jours plus tard, son oncle, qui avait omis de lui mettre sa bague, ouvrit le cercueil et se rendit compte que la position du corps et l’expression du visage avaient changé, que les ongles étaient meurtris, l’intérieur du cercueil griffé…bref, la jeune fille avant de succomber pour de bon avait dû être enterrée vivante. 
Images intégrées 3
 
A Bailar,
Amed Yalouz, votre fournisseur en demi lumières
* Personnellement, dans la course au panthéon montpelliérain, il me semble très largement devancé par Auguste Comte dont l’oeuvre intellectuelle est sans commune mesure avec les quelques contributions juridiques de JJRC, et encore d’avantage par Jean Moulin qui au prix de sa vie a sauvé l’honneur de la France lors de la débâcle morale de la France de 1940 à 1945. Sans compter les outsiders Frédéric Bazille, Francis Ponge, Jacques 1er d’Aragon, Juliette Greco, Saint Roch, Leo Malet, ,…  tous très bons au finish.

NEWSLETTER du 28 février 2017

RL-Cambaceres

Il faut savoir reconnaitre un oxymore quand on en croise un. Non, je ne fais pas allusion au « tango alternatif » mais à l’expression « illustre inconnu » qui caractérise le personnage qui fait l’objet de cette courte chronique. Il s’agit ici de déplorer l’injuste oubli dans lequel demeure un des principaux pionnier de l’aviation, descendant direct d’une des familles les plus éminentes de Montpellier.
Le maire actuel de notre ville, Philippe SAUREL, rappelle volontiers l’importance historique de Jean-Jacques-Régis de CAMBACERES (1753-1824), fils de Jean-Antoine Cambacérès (maire de Montpellier de 1753 à 1756), Second Consul de la République française puis archichancelier de l’Empire qui, en tant que jurisconsulte, eût une action prépondérante dans la rédaction du Code civil français. Si le grand homme d’état, fit des prouesses sur terre, son petit fils Rufino LURO CAMBACERES accomplit des exploits dans les airs. Dans les cieux patagons, il fit la renommée de l’aéropostale au côté de ses collègues et amis Mermoz et Saint Exupéry, comme en rend compte ce site : http://henri.eisenbeis.free.fr/aeropostale/cambaceres_aeroposta_argentina.htm
Rufino Luro Cambaceres racontera également ses expériences à travers la littérature. Il est l’auteur des œuvres, Rumbo 180°Huellas del Cielo Austral , Al margen (poésie).
Vous faites bien de me rappeler que Carlos Gardel a perdu la vie dans le crash d’un avion et que pour cette raison D’Arienzo s’est toujours refusé à tout baptême de l’air. Néanmoins, il s’agira désormais pour notre association de tango, dévouée à l’amitié franco-argentine, d’exercer un looping, … euh non pardon un lobbyng auprès des communes de Montpellier et Mauguio (le site de l’aéroport de Montpellier dépend géographiquement de la commune de Mauguio) pour qu’un bâtiment, une avenue, une place, une rue, … porte un jour prochain le nom de ce personnage intrépide qui a porté le nom de Montpellier jusqu’au bout du monde. Je pense particulièrement à la zone de Fréjorgues-Ouest, toute proche de l’aéroport, où se situe El SALON de TANGO, par le fait d’un hasard prémonitoire (Oxymore : 2  Litote : 0) et dont les rues portent les noms de grandes figures de l’aéronautique (comme par exemple la rue Léon Morane où vous garez votre automobile sans vous douter qu’avant d’être emporté par la grippe espagnole, celui-ci avait été contraint plus d’une fois d’atterrir en urgence dans un mouchoir de poche).